Quelques mots sur les dernières sorties des salles obscures...


samedi 9 octobre 2010

Despicable Me, ou l'affreux, sale et méchant Gru

Voilà enfin le film d'animation que j'attendais depuis plusieurs mois, j'ai nommé 'Despicable Me', ou 'Moi, moche et méchant' en français! Le film résulte d'une collaboration franco-américaine, le studio français Mac Guff ayant participé à l'animation du film.
Le pitch: Gru, un monsieur pas très aimable, a un plan diabolique: il veut voler la Lune. Pour ce faire, encore faut-il récupérer le rayon rétrécissant, dont le méchant Vector s'est emparé. Trois petites orphelines, Agnes, Edith et Margo, vont l'aider dans cette mission... et vont en même temps peu à peu s'attacher à lui. Un sentiment qui ne saurait tarder à être réciproque...
Voilà un film d'animation fichtrement réjouissant, à l'humour fin et tendre. J'avoue avoir un gros faible pour les Minions, petite bande de personnages jaunes, bêtes et touchants, déclencheurs de fous rires dans pas mal de séquences. Un schéma scénaristique assez classique, mais auquel l'énergie et les personnages uniques en leur genre donnent un cachet hautement original. Un film pour petits et grands à voir absolument. Et pour une fois, la 3D a bien été exploitée. Le producteur Christopher Meledandri a déclaré qu'une suite serait à prévoir... Affaire à suivre de près!

The kids are all right, ou deux femmes, un homme, plusieurs possibilités

Est-ce que le fait d'adorer la bouille d'un acteur peut être une raison suffisante pour aller voir un film? J'ai décidé que oui en allant mirer Mark Ruffalo dans 'The kids are all right'!
Le pitch: Jules et Nic, un couple homosexuel, sont les deux mamans de Joni et Laser. Joni vient d'avoir 18 ans. Elle a alors l'âge légal pour connaître l'identité du donneur de sperme grâce auquel elle et son frère ont pu être conçus. Ils rencontrent alors Paul, leur père biologique, avec qui le courant passe plutôt bien. Tout se complique quand Paul rencontre Jules et Nic.
Voilà un joli film réalisé par Lisa Cholodenko autour du thème de l'homosexualité.
Julianne Moore et Annette Bening sont exceptionnelles dans les rôles de Jules et Nic. Pas de grand drama ni d'intrigue trépidante dans cette comédie dramatique. Juste l'histoire d'une famille qui traverse une crise, sans grands bobos. Presque une histoire banale, sauf qu'il s'agit ici d'un couple de femmes qui s'aiment. Un film plein de sincérité, de simplicité et de fraîcheur qui donne beaucoup de plaisir. A noter que le film est porté par une bande son délicieusement rock, du plus récent (Vampire Weekend, CSS, MGMT) au plus classique (David Bowie, Joni Mitchell). Si vous voulez en écouter un peu plus, ça tombe plutôt bien: Vampire Weekend est en concert le 17 novembre au Zénith de Paris!

dimanche 3 octobre 2010

Wall Street: l'argent ne dort jamais, ou l'argent au bois dormant

Eh oui, Oliver Stone nous offre la suite de son fameux Wall Street, sorti en 1987 (déjà!). Première crainte au visionnage de la bande-annonce: le deuxième volet de Wall Street a l'air d'être une sacrée redite du premier... affaire à vérifier en salle.
Le pitch: New York, 2008. Le fameux Gordon Gekko sort tout juste de prison. Pendant ce temps, sa fille, Winnie, est sur le point d'épouser un jeune trader, Jacob Moore. A l'aube de la crise économique, le mentor de ce dernier vient de se suicider. Jacob va alors chercher à rencontrer Gordon Gekko pour en apprendre un peu plus sur l'art de la manipulation et venger la mort de son mentor.

Voilà un film assez opportuniste, comme Oliver Stone a déjà su le faire, qui sait tirer profit de l'actualité, mais malheureusement pas de la bonne manière. Pas que je n'aime pas Oliver Stone. J'avais entre autres adoré sa représentation de l'ex-président américain dans son film 'W'. Mais ce nouveau chapitre de Wall Street, mettant en scène le monde des traders en pleine crise économique, est assez vide d'intrigue malgré sa durée de plus de deux heures. Des lenteurs, des rebondissements prévisibles, d'autres invraisemblables. L'action à la base devait se dérouler en Chine mais le scénario a été complètement réécrit pour finalement se centrer sur la crise économique actuelle.
Un film sans grand intérêt, avec une intrigue pas bien fournie et un montage bancal. Un deuxième opus qui ne rend pas hommage au premier.

jeudi 30 septembre 2010

Mange, Prie, Aime, ou coup de foudre à Bali

Même si à la base je n'avais que très moyennement envie d'aller voir le film, le souvenir d'un morceau de Florence + the Machine dans la bande-annonce m'a incitée à y aller.
Le pitch du film: après avoir divorcé, Liz Gilbert décide de filer un an en voyage. Au programme: beaucoup d'antipasti en Italie, un brin de méditation en Inde, une jolie rencontre amoureuse en Indonésie. Manger, prier, aimer, voilà ce qui l'attend lors de cette année de voyage ressourçante.
Voilà un film inspiré d'une histoire vraie dont le thème fait penser à 'Into the Wild', soit la volonté de tout plaquer pour l'autre bout du monde. Un brin pathos à certains moments, Ryan Murphy, le réalisateur de la série 'Glee' et 'Nip/Tuck', a peut-être voulu donner à son film un ton un peu trop moralisateur. Julia Roberts est plutôt rayonnante dans le film. Son rôle l'a d'ailleurs amenée à se convertir à l'hindouisme. Javier Bardem, que l'on voit pendant la dernière demi-heure, n'est pas très convaincant dans son interprétation de bonhomme chouineur. Bizarrement, c'est la partie en Italie qui m'a fait le plus voyager, vu la façon dont les mets italiens ont été filmés. Et pour cause: c'est la fameuse styliste culinaire Susan Spungen qui a soigneusement préparé les plats présentés. Des séquences qui fleurent bon la douceur du farniente.
En bref, un film qui nous fait un brin voyager mais qui a un peu trop des airs de romance naïve. Un pas trop mauvais moment rythmé par une bande son plutôt agréable, dont voici un extrait... le fameux morceau de Florence + the Machine.

Et dans la famille 'produits dérivés', je demande la gamme de parfums 'Eat, Pray, Love' développée par la jolie marque Fresh et arrivée trop rapidement en rupture de stock. Damn!

dimanche 19 septembre 2010

The Town, ou I love Boston

Voilà la nouvelle réalisation de Ben Affleck. Il faut dire que la 1ère, 'Gone Baby Gone', était une véritable réussite. Il remet le couvert avec un policier dont l'action se passe au cœur de Boston, et plus particulièrement dans le quartier de Charlestown, surnommé 'the Town'.
Le pitch: une bande de braqueurs sévit au cœur de Boston et attaque banque sur banque. Lors d'un casse, ils prennent en otage la directrice de la banque, Claire Keesey. Un des membres de la bande, Doug MacRay, la surveille peu après la prise d'otage, afin de vérifier qu'elle ne révèle rien au FBI. Ils font connaissance et tombent amoureux. Tout se complique alors un brin.
Le seul petit point qui me faisait peur avant de voir le film était le fait que Ben Affleck himself joue dedans. J'avoue n'être pas une grande fan de son jeu d'acteur, parfois un brin exagéré. Eh bien pas du tout! Lorsque c'est lui qui dirige, il pondère nettement son jeu. Et un Ben Affleck sobre, c'est un bon Ben Affleck! Les acteurs qui l'entourent sont tout aussi bons. Le film ne réserve pas d'énorme surprise. Mais la ville de Boston est extrêmement bien filmée. Ben Affleck y a en effet vécu une bonne partie de sa jeunesse et avait déjà bien su représenter sa ville dans 'Gone Baby Gone'. Un film de braquage plutôt classique mais extrêmement bien fichu. Agréable à regarder donc! A suivre: le prochain film de Ben Affleck, inspiré de la vie de Don Bolles, un reporter américain infiltré dans la Mafia.

Notre jour viendra, ou le 'roux'cisme pour les nuls

Le pitch: Patrick et Rémy sont roux. Ils se sentent seuls, incompris, sans attaches. Commence alors un road trip vers l'Irlande, leur terre promise.
On dirait que le réalisateur Romain Gavras a voulu faire un film hautement concentré en violence mais sans réel objectif. Violence verbale et physique, vous trouverez ici de quoi choquer le premier spectateur venu. Problème: on ne comprend pas le message du film. Les deux personnages principaux ont la haine, et se sentent persécutés, même si persécution il n'y a pas. Le résultat est du coup un brin absurde. Évidemment, Vincent Cassel est très fort et fichtrement charismatique (comme d'habitude). Cela ne suffit malheureusement pas à porter le film. A éviter donc.
Ci-dessous le clip 'Born Free' de M.I.A réalisé par le même Romain Gavras qui a fait polémique il y a quelques mois et autour du même thème que son film.

mercredi 15 septembre 2010

Miral, ou Miral gagnante

J'avais adoré le précédent film de Julian Schnabel, 'le Scaphandre et le Papillon'. Une mise en scène juste, sincère et très esthétique. On reconnaît bien sa patte dans son nouveau long métrage. Floutés, couleurs... Le réalisateur a décidément une vraie signature esthétique. Pas étonnant, lorsque l'on sait qu'il est aussi peintre. Quant au film? Une jolie réussite.
Le pitch: En 1948, Hind Husseini, issue d'une grande famille palestinienne, crée un orphelinat après avoir recueilli des enfants abandonnés à Jérusalem et dans les alentours. En 1978, elle recueille Miral, une petite fille de 5 ans dont la mère vient de se suicider. Miral grandit là-bas. Adolescente, alors qu'éclate l'Intifada, elle va très vite vouloir avoir un rôle dans la lutte israélo-palestinienne.
Le réalisateur a une fois de plus choisi une histoire vraie pour construire son film. Et pas n'importe laquelle! Celle de sa chère et tendre, Rula Jebreal, qui a d'ailleurs rédigé le scénario du film. Le film arrive à traiter habilement du conflit israélo-palestinien, rappels historiques à l'appui. Émouvant, juste et sans parti pris, voilà un très beau film. Vous reconnaîtrez sans doute Freida Pinto, l'actrice du fameux Slumdog Millionaire, qui montre un joli don pour être choisie dans de belles œuvres cinématographiques. Elle sera d'ailleurs dans le prochain Woody Allen et le prochain Jean-Jacques Annaud... tout un programme! Quant à Julian Schnabel, encore des projets de films et de peintures en cours. Et s'il venait nous peindre un immeuble en rose à Paris, comme il l'a fait avec le Palazzo Chumi à New York!

The Runaways... we love Rock'n Roll!


Si je vous dis Joan Jett, est-ce que ça vous parle? Mais siiiiiii, Joan Jett, la rockeuse. Allez, je vous aide, lancez la vidéo YouTube, vous comprendrez de qui je parle.
La photographe et réalisatrice Floria Sigismondi a décidé de faire un film sur les débuts de la rockeuse, avant ses tubes 'I love Rock'n Roll' et 'Crimson & Clover'. Car avant de chanter en solo, Joan Jett était la guitariste du sulfureux groupe de rock féminin 'The Runaways'. Un groupe qui n'a d'ailleurs pas fait long feu. Le film en parle plutôt bien. Une manière d'en savoir un peu plus sur le groupe et de se replonger dans l'univers ecsta-musical des 70's. La ressemblance physique des actrices avec les personnages est assez bluffante. Dommage que le jeu ne suive pas toujours, et que le côté rock des actrices principales, Kristen Stewart et Dakota Fanning, ne soit pas bien convaincant. Le montage manque un peu de vibes rythmiques. Un moment pas trop mauvais tout de même, même si l'on connaît de bien meilleures bios de stars musicales.

A noter que Floria Sigismondi est aussi pas mal reconnue pour ses clips. Elle a également réalisé un spot pour la gamme de maquillage Hello Kitty par M.A.C. Un résultat étrange mais original!

dimanche 12 septembre 2010

Be Bad! ou Docteur Twisp et Mister Dillinger

Lorsque l'on voit la bande-annonce de Be Bad!, on pourrait penser "encore un teen-movie". Que cela ne vous arrête pas, voilà un petit film bien divertissant et plutôt bien réalisé.
Michael Cera, déjà vu dans Juno et bientôt tête d'affiche de la très attendue version filmique de Scott Pilgrim, interprète ici un adolescent timide et peu confiant en lui, Nick Twisp. Pour arriver à séduire la fille dont il est amoureux, Sheeni Saunders, il se crée un double, François Dillinger, un personnage beaucoup plus entreprenant et sûr de lui.
Michael Cera a ce physique assez caractéristique du jeune adolescent naïf et innocent, qui l'enferme du coup dans ce genre de rôles. Pourtant ici, il montre bien qu'il a du charisme malgré son profil un brin chétif et sa jolie tête blonde. Décalé, drôle et frais, entrecoupé de petites animations, Be Bad! est un film qui se regarde tout seul, grâce à des personnages comiques, bourrés de manies et de bizarreries. Vivement Scott Pilgrim en décembre prochain!

jeudi 9 septembre 2010

Krach, ou French Psycho

Tiens, Michael Madsen dans un film français! C'est une idée. Et comme j'aime bien Gilles Lellouche et Vahina Giocante, je vais voir 'Krach' par curiosité.
Le pitch: Erwan Kermor, trader à New-York, est obsédé par une courbe qu'il a l'impression de voir partout. Il tombe sur un article consacré à la climatologie, rédigé par la scientifique Sybille Malher, avec une fois de plus cette courbe. Ils se rencontrent et trouvent ensemble une corrélation entre les variations climatiques et les flux boursiers. Ils créent alors un hedge fund qui suit ce nouveau modèle. Mais Erwan se prend au jeu du succès et finit par prendre trop de risques.
Le réalisateur, Fabrice Genestal, a voulu donner à son film des airs de grosse production américaine. Résultat raté. Les acteurs en font trop, le scénario, assez léger, est bien trop prévisible,
cliché du trader qui pète un câble à force de trop penser finances à la clé. Dommage, l'idée de départ du scénario était plutôt bonne. En bref, un film qui n'a pas grand intérêt et qui sent le déjà-vu à plein nez.